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Passer l'épreuve du stress avant les examens

Conseils d'Anne-Marie, recueillis par Olivier Van Caemerbèke (Emag de l'éducation)

Examens : comment passer l’épreuve du stress »
VousNousIls.com l'Emag de l'éducation

Anne-Marie Barreiro est coach en communication et psychosociologue (approche Palo Alto). Elle accompagne des étudiants et vient de publier « Aider son ado à s’épanouir » aux éditions Gereso.

« L’émotion est ancrée dans notre corps explique-t-elle. Lorsque l’inquiétude est installée depuis longtemps, elle peut s’exprimer violemment le jour de l’examen. Un bon élève très anxieux réussira souvent moins bien qu’un élève médiocre qui sait maîtriser ses émotions. » Si la coach souligne que la « sécurité intérieure » — qui est à la source de la bonne gestion du stress — se travaille de préférence sur de longs mois, il reste possible d’agir même à quelques heures des examens.

« Première règle : accepter ses émotions. Vous êtes un être humain pas une machine ! Plus on tente de repousser stress et peur, plus ils prennent de l’importance ! » Anne-Marie Barreiro conseille de visualiser mentalement ce qui va se passer pendant l’examen et notamment ce qui pourrait se produire et effraie le candidat (trou de mémoire, bégaiement…). « On anticipe ainsi sur le risque d’être débordé par une angoisse ».

Pour évacuer le stress quelques minutes ou quelques heures avant de l’entrée dans la salle d’examen, l’experte invite les candidats à faire des exercices de libération émotionnelle et notamment la « roue vocalique ». Cela consiste à chanter des sons basés sur des voyelles « U, I, é, è, A » / « U, Ou, ô, O, A » et peu importe si cela ne sonne n’est pas très juste, l’objectif est de libérer les tensions et de dénouer la gorge avant les oraux.

La veille ou le jour J, la coach conseille aux élèves de « passer en mode Playmobil ». « Autrement dit de se mettre dans sa bulle, devenir un automate pour se concentrer sur son propre examen. Ne perdez pas votre énergie à discuter avec vos copains pour savoir s’ils se sentent prêts, ce qu’ils ont révisé la veille, etc. Leurs propres angoissent nourriraient les vôtres. Une exception toutefois : échangez avec eux sur des choses drôles, riez ensemble, cela vous fera un bien fou. »

Un autre moyen pour faire baisser la tension générée par l’examen consiste à « voir au-delà de celui-ci », ajoute Anne-Marie Barreiro. « Beaucoup d’étudiants sont en perte du sens. À force de travailler, ils perdent de vue la finalité de leurs cursus. Penser au métier que l’on veut faire plus tard, au pays dans lequel on rêve de poursuivre ses études, à l’école que l’on rêve d’intégrer va booster la motivation. Ceux qui réussissent sont souvent ceux qui se projettent après l’obstacle qu’est l’examen, qui regardent le phare plutôt que les creux formés par les vagues. »

Côté assiette, Anne-Marie Barreiro  recommande bien sûr d’éviter le repas trop lourd qui « plombera » immanquablement l’étudiant. « Il faut faire le plein de vitamines naturelles (pamplemousse, bananes, kiwis à volonté), manger plutôt léger mais emporter des ‘mélanges étudiants’ généralement composés de raisins, noix de cajou, amandes, noisette, chocolat noir… Idéal pour redonner un coup de fouet si l’énergie vient à manquer. »

Enfin, la coach souligne le rôle déterminant des parents. Beaucoup sauront être de bons soutiens, mais s’ils sont autant ou plus stressés que l’élève, celui-ci ne doit pas hésiter à leur dire qu’il a besoin de s’isoler d’eux. « La communication des proches qu’elle soit verbale ou non, sera perçue toujours par le jeune. Si celle-ci lui pèse, l’étudiant a le droit de recadrer ses parents anxiogènes. Il a le droit de leur dire : ça, je ne veux pas l’entendre ! »

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