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Dites les choses et créez de la confiance !

Les 4 piliers indispensables de la confiance dans un groupe

Au travail, dire vraiment les choses n’est pas si compliqué qu’il n’y paraît ! Et c’est surtout nécessaire, car les taire aboutit, dans les équipes, à une crise de confiance. Explications et conseils pour (re)trouver une bonne communication, la confiance, et le plaisir de travailler ensemble.

On me demande souvent : comment faire confiance aux autres ?

La confiance se construit avant toute chose avec la communication authentique : le message vrai, le dialogue fluide, des gestes d'ouverture.

La confiance c'est :

  • L’absence de non-dits
  • La droiture
  • L’exemplarité

Appliquées sur la durée, dans le temps et tous les jours.

 Je la trouve tellement intéressante cette philosophie du quotidien. Et particulièrement par les temps qui courent.

 Surtout que nous avons à sortir du mythe que la communication c’est difficile, que dire les choses c’est compliqué, que la peur de blesser l’autre n’est qu’une règle qui pollue toute relation qui se veut constructive.

 Car au final, ne pas exprimer les choses ne fait qu’aboutir à la langue de bois. Et qui a pour résultat : la crise de la confiance.

 En entreprise, une part importante de l’énergie des personnes est consommée dans la dissimulation d’informations, voire dans le mensonge. Or, le mensonge n’est qu’un point de vue de sa version de la réalité que l’on veut dissimuler par peur du ridicule, du rejet, de la honte, du conflit.

 La confiance en l’autre est le fruit d’un choix que vous faites au quotidien.

Voici les 4 piliers indispensables pour créer de la confiance dans son équipe de travail, avec ses employés, collègues ou clients.

 La fiabilité

Trop souvent, le langage n’est pas authentique : ce qui est dit n’est pas ce qui est éprouvé et un désalignement s’installe. Cette incohérence génère le doute qui mine toute construction de relation.

Montrer des signaux de courtoisie, avoir de la cohérence entre la parole et l’acte, faire preuve d’exemplarité en ayant une attitude irréprochable permettra d’asseoir la confiance. 
Par exemple, si vous dites que le travail de votre employé est très pertinent mais que vous ne donnez pas de suite aux idées proposées, vous créerez de la défiance. De la même manière si vous parlez de la compétence de votre collaboratrice mais vous ne proposez jamais sa candidature pour l’aider à évoluer dans son poste vous créez une incohérence. Vous ne serez plus crédible et on n’aura plus confiance en vous.

 La conformité

Il est constaté souvent que les personnes dans une équipe ne se connaissent pas même si elles se côtoient depuis des mois. Elles ont des compétences qui bien souvent ne sont pas connues, ni reconnues. De même, il manque un cadre suffisamment sécure pour permettre cette communication authentique. La conformité serait de mettre en place des règles intrinsèques connues, mais non rigides, afin que les personnes puissent évoluer de manière sécurisante. Ce qui permettra la fluidité des dialogues.
Par exemple,
- savoir distribuer et articuler le rôle de chacun dans la mission en ayant des fiches des postes claires,
- permettre lors des rencontres de rechercher la satisfaction de chacun en vue de réussir le projet
- créer des rencontres favorisant à la fois le bien commun et personnel favorisera la confiance

 La droiture

Dire à quelqu'un ses 4 vérités n’est pas un signe d’une communication réussie. Ce sont des messages désagréables, voire agressifs, qui génèrent des résistances, des oppositions, des justifications, qui consomment de l’énergie.

La droiture comprend de l’honnêteté vis-à-vis de l’autre, une capacité à connaitre et à gérer son émotionnel, une vigilance pour que les non-dits ne s’installent pas.
Pour cela, reconnaître son émotion et savoir se situer en faisant la part des choses entre ce que je projette (et qui est mon illusion) et ce qui est vrai (la réalité) est la première étape pour éviter de s’empêtrer dans des disputes sans fin. Ensuite, vient un échange du vécu de chacun avec une reconnaissance respective que l’autre a le droit de vivre ce qu’il vit. Les non dits ainsi exprimés, reconnus, décortiqués, laissent la place à la fluidité du dialogue et donc à la confiance.

 L’ouverture

C’est en effet par l’ouverture que la résolution des problèmes est facilitée, quand les personnes peuvent s’exprimer ouvertement. L’ouverture est liée à l’humanisme car la dimension humaine s’organise à partir de cette ouverture. Celle-ci débouche sur la nécessaire tolérance que nous sommes tous des êtres humains embarqués sur le même bateau. Avec la tolérance, les bévues, les erreurs et autres boulettes sont des occasions de progresser ensemble.

 L’ouverture et la transparence sont les caractéristiques les plus attendues des collaborateurs, car même difficile à entendre, chacun préfère la vérité.

 Que ce soit de la part d’un leader ou d’un responsable de l’organisation, le développement de la confiance suppose une volonté d’avoir une réflexion sur ces 4 piliers.

  • Ce qui commence par se connaître soi même
  • Ce qui permet de fournir les informations dont les autres ont besoin
  • Ce qui renforce l’intégrité et l’image de son service
  • Ce qui facilite la qualité de relations

Pour terminer, je vous invite

  • À diminuer ce qui ne vous rend plus service notamment une attitude réactionnelle comme cesser de dire « je ne suis pas d’accord ! » 
  • À accueillir la critique pour en faire une occasion de croissance
  • À éliminer la rumination mentale qui vous empêche de dormir. Par exemple en reconnaissant que le fait n’est pas mon interprétation. Et que c’est mon interprétation qui génère la rumination.
  • À passer de la réaction à la relation en n’ayant plus peur d’être vulnérable, ou humain
  • À apprendre à formuler des critiques. Plusieurs façons de faire sont possibles. Il convient de prendre garde à parler de soi à l’autre et à ne jamais parler sur l’autre. Au lieu de dire « il est vraiment exécrable ce médecin » il vaut mieux dire « cette attitude ou ces mots me choquent et me stressent » alors seulement le dialogue vrai commence et on peut avancer ensemble.
  • A mettre en route une nouvelle logique de communication en interne : faire un diagnostic communicationnel par exemple, pour pointer du doigt les erreurs les plus grossières (moquerie, critique, malveillance) afin de les déjouer.

La communication authentique permet la confiance. Sans elle, c’est la langue de bois et le politiquement correct qui étouffent tout le monde. Avec les corollaires que l’on connait.

Retrouver un mode relationnel sain et naturel est selon moi la voie vers le bien être en équipe, avec les autres, et dans la vie.


Anne-Marie Barreiro,
Professionnelle de la communication
Approche systémique et psychosociale

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